Le trouble dysphorique prémenstruel

Hello peeps, aujourd’hui j’ai décidé de vous parler d’un trouble mental encore méconnu, qui touche les personnes qui ont leurs règles: Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM).

Définition

Il s’agit d’une forme plus grave du syndrome prémenstruel (SPM) avec au premier plan des symptômes psychiatriques. Le syndrome prémenstruel (ou SPM) est un ensemble de troubles qui survient durant les jours précédant les menstruations/règles et s’interrompant à leur apparition ou peu de temps après. C’est en 1953 que deux médecins britanniques, Katharina Dalton et Raymond Greene, ont introduit le concept de syndrome prémenstruel, avec la constellation de symptômes physiques et psychiques périodiques liés au cycle menstruel.

Dans le manuel diagnostique des troubles mentaux (DSM-IV), il est suggéré de différencier le TDPM du SPM. Les deux se différencient par une configuration de symptômes spécifiques, leur sévérité et l’altération du fonctionnement qui en résulte. Les caractéristiques essentielles du TDPM sont : une humeur dépressive, de l’anxiété et des sautes d’humeur marquées, ainsi qu’une diminution de l’intérêt pour les activités de la vie quotidienne. Ces symptômes sont comparables en sévérité, mais pas en durée, à ceux d’une dépression majeure.

Chiffres clés

Des recherches épidémiologiques indiquent que 80 à 90% des femmes en âge de procréer présenteraient un SPM. Tandis que l’incidence du TDPM se situerait autour de 3 à 8% des femmes en âge de procréer, c’est-à-dire bien moins que celle du SPM. Une enquête menée en Grande-Bretagne par le Women’s Nutritional Advisory Service, auprès de 400 femmes souffrant d’un SPM, indiquait que:

  • 57% d’entre elles avaient déjà eu des idées suicidaires ;
  • 97% avaient une humeur instable ;
  • 94% se sentaient anxieuses ;
  • 84% se disaient violentes et agressives.
Le TDPM est un trouble notoirement difficile à traiter mais il existe quand même différentes options thérapeutiques efficaces.

Activité sportive: Les données encore limitées sur l’effet de l’entraînement physique et le trouble dysphorique prémenstruel montrent une amélioration de la symptomatologie par l’exercice aérobique et anaérobique.

Modifications du régime alimentaire: Les recommandations diététiques consistent en la réduction d’apport en sel, sucre, alcool et caféine et l’augmentation en hydrates de carbone, bien que seuls les effets positifs d’une augmentation de la consommation d’hydrates de carbone complexes n’aient été confirmés que par une seule étude contrôlée.

Psychotropes: Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (SSRI) tels que la fluoxétine, sertraline, paroxétine et le citalopram, se sont avérés efficaces et constituent actuellement le traitement de choix du TDPM. Des études ont rapporté par exemple qu’une dose unique de fluoxétine prescrite pendant la phase lutéale précoce était aussi efficace qu’un traitement quotidien.

Beaucoup de femmes présentent une variété de symptômes avant les règles mais seulement une minorité présente un TDPM. Il est donc important de poser un diagnostic précis selon des critères précis (DSM-4) avant de se lancer dans des thérapies lourdes qui peuvent être inadaptées si les patientes ne répondent pas aux critères du TDPM.


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