Handicaps invisibles mais présents

Aujourd’hui à l’occasion de la journée mondiale du handicap on va parler des handicaps invisibles. La Loi 2005-102 dite loi « handicap » donne cette définition

« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. ».

Les handicaps invisibles concernent 80% des handicaps déclarés. On peut citer les troubles psychiques, le syndrome de l’alcoolisation fœtale, l’autisme, la dyslexie, l’épilepsie, la sclérose en plaques, la surdité, l’asthme, etc. Malheureusement les handicapés non visibles subissent souvent de l’incompréhension et des difficultés au quotidien parce que les autres ne prennent pas au sérieux leur maladie, probablement parce qu’ils ne peuvent pas la constater directement comme avec un fauteuil roulant. Surtout quand le concerné est un.e jeune.

En dehors des conséquences en matière de santé, la vie sociale, familiale mais surtout professionnelle se retrouvent affectés par cette catégorie de handicap. Le milieu professionnel n’est en effet pas assez inclusif ce qui peut amener certaines personnes à cacher leur maladie de peur d’être stigmatisé voir licencié. Cependant il existe des moyens d’obtenir des aménagements que ce soit dans le milieu universitaire ou professionnel: mission handicap, RQTH (Reconnaissance de Qualité de Travailleur Handicapé)…

Personnellement j’ai mis du temps à définir ce je vis comme un handicap, et j’ai encore du mal. Pourtant la situation est clairement handicapante: si je ne prends pas mon antidépresseur plus de 2/3 jours, c’est simple, je pars en vrille. Je peux dormir toute une journée, ce qui est très embêtant vu que les cours ont repris, et la vie perd de nouveau son sens. Ce qui peut être dangereux comme mentalité puisque je dois prendre le métro pour aller à la fac. Sans parler des problèmes de concentration…

On ne sait jamais ce qu’une personne vit. C’est vrai en général et encore plus dans le cas des maladies. Il faut savoir faire preuve de bienveillance et d’empathie dans nos rapports avec les autres.


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