Me, my brain and I

« Depression is living in a body that fights to survive with a mind that tries to die »

Faisons un rappel de ce qu’est la dépression pour ceux qui ne comprennent pas vraiment. Il s’agit d’une pathologie cérébrale qui touche des millions de personnes dans le monde. Il y a des facteurs comme la génétique et l’environnement social, mais c’est surtout dû à un déséquilibre chimique: un déficit au niveau de neurotransmetteurs comme la sérotonine et la noradrénaline. Les symptômes sont: une tristesse quasi permanente, la perte d’intérêt pour des activités habituellement agréables, culpabilité, pensées suicidaires récurrentes, ralentissement fatigue ou perte d’énergie, perte d’appétit, insomnie et/ou hypersomnie, difficultés de concentration et de mémorisation. Selon le nombre de symptômes on peut diagnostiquer un trouble léger, modéré ou sévère.

Quand on vit avec tous les symptômes depuis plus de 5 ans la tristesse devient une partie de nous, il y a maintenant des aspects de ma personnalité dont je doute de l’origine. Je me demande souvent est-ce que c’est moi ou est-ce que c’est la maladie ? Je ne peux pas le savoir. Mais l’épisode que je vis en ce moment est plus douloureux que d’habitude, parce que j’avais commencé à aller mieux, à être stable et là d’un coup, pour quelques jours sans comprimés, c’est la rechute. Parfois je rêve de pouvoir m’ouvrir le crâne et changer de cerveau… Le pire c’est de ne jamais pouvoir décrire clairement ce qui se passe dans ta tête, au final je parle toujours de mauvaise humeur alors que ce n’est pas réellement ça. C’est comme si c’est impossible d’être apaisée si je suis hors de mon lit, l’idée même de devoir sortir me tétanise pourtant je ne ressens aucune peur vis-à-vis des autres, je peux dormir plus de 8h sans sentir le temps passer et sans rêver mais je suis toujours fatiguée quand je me réveille, j’ai des larmes qui coulent sans être spécialement triste, tout ce qu’on me dit m’agace, la moindre difficulté le moindre stress me donne envie de mourir; il y’a eu une période où je me frappais la tête avec mes poignets en pleurant pour essayer de faire passer la douleur. C’est tout simplement invivable.

Concernant le suicide, ce qui me perturbe toujours le plus ce n’est pas tant le fait d’y penser, mais plutôt la précision avec laquelle tout le projet se mets en place dans ma tête. Je ne me dis pas « j’en peux plus je veux mourir », non c’est plutôt « je devrais mourir X jour, j’ai atteint ma limite ». Comme la dernière fois où j’ai failli faire une tentative. En 2-3 jours de réflexion j’avais le jour, la méthode exacte, le message d’adieu, etc. Je sais toujours directement quand je veux le faire et comment. Comme si c’était inévitable, que ça finira par arriver un jour. J’en ai parlé à ma psy elle a eu l’air plus effrayée que moi ce qui ne m’a pas rassuré.

C’est difficile de se faire à l’idée qu’on ne peut pas survivre sans traitement. Mais malheureusement, pour moi c’est impossible. J’aimerais dire qu’il faut tenir tête à notre cerveau et que ce serait trop facile d’abandonner, mais moi-même en ce moment j’adorerais abandonner. Alors je n’ai pas vraiment d’encouragement à donner aujourd’hui, moi-même j’en aurai bien besoin. Mais je sais que je tiendrai ce mois-ci, j’ai la flemme de partir maintenant ce serait trop facile. Bref désolée si c’était trop déprimant, je tenais à décrire ce que ça représente de vivre ainsi.

À la prochaine, et que Dieu nous garde

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